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Plus d’espaces pour bouger dans le quartier!

Santé, Vie de quartier
Quelques élèves et enseignants derrière la pétition pour obtenir un centre sportif dans le quartier. (photo: courtoisie)
Quelques élèves et enseignants derrière la pétition pour obtenir un centre sportif dans le quartier. (photo: courtoisie)

Le manque d’installations sportives dans Mercier-Est affecte tous les citoyens, et tout particulièrement les élèves de l’école Louise-Trichet qui n’ont qu’un tout petit gymnase, ce qui n’est pas assez pour répondre à leurs besoins. Ils réclament donc de nouveaux investissements à ce chapitre.

Le comité des élèves a donc pris l’initiative de lancer une pétition revendiquant l’implantation d’un centre sportif dans le quartier, qui permettrait de répondre à leurs besoins, ainsi qu’à ceux de la communauté. En douze jours, ils ont recueilli quelque 350 signatures d’étudiants, mais aussi de membres du personnel de l’établissement et des citoyens du quartier, a expliqué Martine Piché, enseignante de français. Cette dernière a déposé le fruit de leur initiative aux élus lors de la séance du conseil d’arrondissement de décembre. « Quand on regarde le sud de Montréal, il est assez nanti en termes d’installations sportives. Mais ce n’est pas le cas dans notre quartier », a-t-elle relaté.

Un problème qui affecte tout particulièrement les jeunes de l’école Louise-Trichet, seul établissement secondaire du quartier, qui voit son nombre d’inscriptions augmenter d’année en année. D’une capacité de 475 élèves, l’établissement ne compte qu’un seul gymnase, explique sa directrice, Karine Galipeau. Ce qui est trop peu pour répondre aux besoins actuels, alors que le sport se trouve au cœur du programme éducatif de cet établissement au cœur de Mercier-Est qui compte actuellement 400 inscrits. « Seulement avec nos cours, nous utilisons le gymnase au maximum de ses capacités. Et, avec notre programme éducatif, on ajoute des périodes supplémentaires. »

Autre souci, les « dimensions lilliputiennes » du gymnase, a aussi indiqué Martine Piché, lors du conseil d’arrondissement. « Nous sommes bien en deçà des normes pour jouer au basketball, au volleyball ou encore au badminton », a-t-elle expliqué. « La volonté est là, le talent est là, mais les installations n’y sont pas. »

Se débrouiller

Actuellement, le personnel fait preuve de débrouillardise en utilisant les ressources du quartier. Par exemple, cette année, seize classes d’éducation physique se donnent la salle polyvalente du 3075, rue Lebrun. « Mais on s’est fait dire qu’à partir de juin 2019, on n’aurait plus accès à ce bâtiment, car la Commission scolaire va le reprendre, le démolir et y construire une nouvelle école », indique la directrice.

Les jeunes vont également courir au parc Liébert, tout à côté. « Mais comme il y a des classes modulaires installées à l’école Sainte-Louise-de-Marillac, ils n’ont pas de cour et utilisent aussi le parc. Il faut donc leur laisser l’espace vert quand il y a des récréations. » Sans compter que Louise-Trichet doit partager avec plusieurs autres le peu de plages horaires disponibles à l’aréna et à la piscine Annie-Pelletier.

Un enjeu local

Bref, alors que le nombre de familles est en hausse dans le quartier, les installations ne suffisent pas à la demande. Et les élèves de l’école ne sont pas les seuls à réclamer plus d’espaces pour bouger. C’est une demande émanant du milieu depuis des décennies, a rappelé Suzie Miron, conseillère de Tétreaultville qui a elle-même milité pour l’implantation d’un centre récréosportif dans le quartier. Toutefois, à l’époque, on avait opté pour la construction d’une piscine plutôt qu’un espace dédié au sport.

« Je suis conscient que ça a été un choix difficile qui en a laissé plusieurs sur leur faim », a quant à lui répondu le maire de l’arrondissement, Pierre Lessard-Blais. Toutefois, le choix de doter ou non un secteur de nouvelles installations est guidé par un principe d’équité, a-t-il ajouté. « Quand je regarde les investissements par district depuis 2010, c’est Tétreaultville qui a reçu le plus de sommes provenant du PTI (Programme triennal d’immobilisation). » Une enveloppe qui a permis la construction de la piscine Annie-Pelletier, la protection de bâtiments et la création du parc Carlos-d’Alcantara, qui dessert les nouvelles résidences construites dans le Faubourg Contrecœur, détaille-t-il.

« Je serai de celles qui continuerai de porter le flambeau et de dire à mes collègues que c’était du rattrapage qu’on faisait depuis 2010 », a toutefois rétorqué Suzie Miron. En attendant, élèves et personnel de l’école ont bien l’intention de continuer à récolter des signatures pour ensuite porter le dossier non seulement à la commission scolaire, mais aussi auprès du nouveau député provincial, Richard Campeau. « Nous voulons également élargir notre cercle d’appui envers la communauté, puisque ce projet touche aussi le quartier », assure Karine Galipeau.

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