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Un pas vers la modernisation de la rue Notre-Dame

Politique, Transport
Valérie Plante, mairesse de Montréal et Chantal Rouleau, ministre déléguée aux Transports, ont annoncé la création d'un bureau de revitalisation de la rue Notre-Dame. (photo : Anne-Marie Tremblay)
Valérie Plante, mairesse de Montréal et Chantal Rouleau, ministre déléguée aux Transports, ont annoncé la création d’un bureau de revitalisation de la rue Notre-Dame. (photo : Anne-Marie Tremblay)

La mairesse, Valérie Plante et la ministre déléguée aux Transports, Chantal Rouleau, ont annoncé que Montréal et Québec uniraient leurs efforts pour revitaliser l’Est de Montréal, instaurant une série de mesures dont la création d’un bureau de revitalisation de la rue Notre-Dame.

La modernisation de cette artère est attendue de longue date par les différents acteurs de l’Est de Montréal et fait l’objet de discussion depuis des décennies. Mais cette fois, c’est la bonne, ont assuré les deux élues en conférence de presse ce matin, en haut de la tour du Stade olympique. « Je pense que les astres sont bien alignés », a soutenu la mairesse, Valérie Plante, surtout que cette annonce dans les 100 premiers jours du mandat du nouveau gouvernement est le signe d’une volonté réelle et commune.

Ainsi, tant la ville que le gouvernement du Québec et l’autorité régionale de transport métropolitain (ARTM) collaboreront à ce projet. « Nous travaillerons pour créer un boulevard urbain et moderne, du pont Jacques-Cartier jusqu’à la pointe de l’île. Notre objectif est de rationaliser les activités de camionnage pour transformer la rue Notre-Dame en un axe de transport fluide », a quant à elle expliqué Chantal Rouleau, également ministre responsable de la Métropole.

Un aménagement particulier sera notamment considéré pour le Port de Montréal, a-t-elle poursuivi, afin que les camions puissent y accéder et en sortir sans alourdir inutilement la circulation. « Nous voulons que cette artère soit repensée en harmonie avec tous les éléments qui la composent, notamment le fleuve Saint-Laurent, les quartiers résidentiels, le secteur commercial, le secteur industriel. »

Cet axe devra également être pensé en fonction du transport collectif, en instaurant un « corridor de mobilité, bordé par un mode de transport tel que le tramway, moderne et électrique », a précisé Chantal Rouleau. Toutefois, c’est l’ARTM qui est actuellement chargé d’étudier quel mode de transport serait le plus approprié à cet endroit.

Si on assure qu’on ne fera pas tabula rasa des multiples études déjà effectuées sur le sujet, les deux élues n’ont pas voulu donner plus de détails quant au projet de modernisation de la rue Notre-Dame, tant au point de vue du coût du projet que de son échéancier ou des différents détails sur sa composition. Questionnée à ce sujet par le Journal de Mercier-Est, la ministre ne s’est pas plus avancée sur la question de l’interface entre le Port de Montréal et l’artère, un sujet qui ne fait pas l’unanimité dans les secteurs voisins des activités portuaires.

Mesures multiples

Alors que les deux élues ont signé une Déclaration pour revitaliser l’Est de Montréal, plusieurs autres mesures ont été annoncées, touchant notamment la décontamination des sols. Parmi les priorités qui pourraient toucher plus particulièrement Mercier-Est, l’idée d’instaurer une navette fluviale reliant l’Est de Montréal et le centre-ville. Un projet-pilote a été mené à cet effet dans Pointe-aux-Trembles qui semblait concluant. Sans rien promettre, Chantal Rouleau a laissé entendre que cette solution, testée cet été dans Pointe-aux-Trembles, pourrait être utile pour contourner certains travaux, comme le futur chantier du tunnel Louis-H Lafontaine. Toutefois,  rien de confirmé à ce chapitre non plus.

La mairesse Valérie Plante a quant à elle rappelé que les 300 autobus hybrides, commandés au lendemain de son élection, pourraient servir à redessiner l’offre de transport dans l’Est de Montréal et offrir une réponse rapide aux quartiers qui sont actuellement enclavés. Ce qui est le cas de Mercier-Est. « C’est une opportunité en or de trouver des solutions rapides pour les secteurs de l’Est de l’île de Montréal qui en ont bien besoin. »

Une chose est certaine, il semble y avoir une volonté d’agir. « Nous voulons bouger rapidement parce que ça fait longtemps qu’on parle de l’Est (…) et aujourd’hui, on met le pied sur l’accélérateur. Cette déclaration témoigne de la volonté du gouvernement et de la Ville de Montréal à travailler ensemble, avec nos partenaires du milieu des affaires et de la société civile les acteurs pour accélérer le développement et la revitalisation de ce secteur qui est névralgique », a affirmé Valérie Plante.

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