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Un sixième roman pour une auteure de Mercier-Est

Culture
Chantal Beauregard vient tout juste de faire paraître Dangereuse poursuite, un polar pour ados. (photo : Anne-Marie Tremblay)
Chantal Beauregard vient tout juste de faire paraître Dangereuse poursuite, un polar pour ados. (photo : Anne-Marie Tremblay)

Pendant dix ans, Chantal Beauregard a mené une double vie. Alors qu’elle travaillait dans le domaine des communications, la résidante de Mercier-Est a réussi à signer six romans, dont le dernier-né, Dangereuse poursuite, s’adresse aux ados.

Depuis 2008, Chantal Beauregard a travaillé sept jours sur sept : après ses quatre jours à la Commission scolaire de Montréal (CSDM), celle qui vit dans le quartier depuis 20 ans enchaînait ensuite à l’écriture. « C’est sûr que tu n’as plus de vie, que tu ne peux pas aller au cinéma quand ça te plaît, par exemple. Cela demande de l’abnégation, mais en même temps, c’est un choix et cela m’apporte un fort sentiment d’accomplissement », raconte l’auteure, rencontrée dans sa maison de Mercier-Est.

En effet, en plus d’avoir décidé de se consacrer uniquement à sa carrière d’écrivaine dès 2019, Chantal Beauregard vient tout juste de publier un sixième roman aux éditions Hurtubise. Son opus compte deux polars, une nouvelle dans un recueil et des romans jeunesse, dont la série Miss pop corn s’éclate, qui met en vedette les tribulations d’une adolescente subissant de l’intimidation. Une histoire inspirée, dans une moindre mesure, de celle de son fils qui, lorsqu’il étudiait à l’école secondaire du coin, a lui-même vécu ce genre de situations.

Cette fois, le livre Dangereuse poursuite met en scène Samuel qui tente de comprendre la mort de son père. Simple accident en apparences, il réalise qu’il s’agit peut-être d’un meurtre. Un roman qui explore différentes thématiques, comme le deuil, mais également la différence entre les milieux sociaux. En effet, Samuel qui habite Westmount y rencontre Emma, qui provient d’une famille beaucoup plus modeste. « C’est important pour moi non seulement de créer du suspense dans mes histoires, mais aussi d’aller au-delà de l’aventure, de plonger dans l’émotion », raconte d’ailleurs celle qui adore la poésie depuis l’enfance.

Les sentiments comme matière première

Ainsi, les sentiments s’avèrent sa matière première et l’aident à façonner les contours de l’intrigue. « Parfois, les adultes ont tendance à minimiser ce que les jeunes peuvent vivre. Pourtant, les émotions que tu vis à 15 ou 16 ans ne sont pas moins importantes qu’à 30 ans », explique-t-elle. Ce qui ne veut pas dire que l’auteure se laisse guider sans plan. Au contraire : rien n’est laissé au hasard pour en arriver à un scénario réaliste. Avant d’écrire, elle analyse les caractéristiques de chaque personnage et valide chaque détail. « Je travaillais avec un calendrier pour m’assurer que l’enchaînement des événements était possible. La cohérence est vraiment primordiale, même s’il faut parfois faire confiance à son esprit créateur. »

Si elle espère parler aux jeunes, l’auteure puise aussi son inspiration dans le roman policier sous toutes ses formes, comme en témoignent les bibliothèques juste à côté de son bureau, romans. Et, c’est dans cette pièce qu’elle débutera sa nouvelle vie d’écrivaine à temps plein, dès l’an prochain. Déjà, les fils se tissent autour d”un nouveau polar jeunesse pour les éditions Hurtubise. « J’aimerais aussi publier un thriller, un genre qui me fascine. Quelle est la procédure, l’ingrédient qui fait que cela fonctionne ? » Une formule qu’elle entend bien explorer, parmi les tâches auxquelles elle entend s’attaquer lors de la prochaine année.

En attendant, il est possible de se procurer le livre Dangereuse poursuite dans les librairies.

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