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Vers un centre intégré des nuisances ?

Environnement, Politique

Les élus de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve aimeraient mettre en place un « centre intégré des nuisances » pour améliorer la cohabitation entre les citoyens et les industries, a laissé entendre le maire de l’arrondissement, Pierre Lessard-Blais, lors de la dernière séance du conseil.

Sans trop s’avancer sur les détails, le maire a expliqué que lorsqu’ils vivent avec des nuisances, les citoyens ne savent pas toujours vers qui se tourner. « Une des particularités avec la situation que vivent des quartiers qui sont très proches du Port de Montréal et des activités industrielles, comme Viauville ou Guybourg, c’est qu’il y a une multitude d’acteurs qui produisent des nuisances que ce soit de la poussière, du bruit, des vibrations », a-t-il expliqué.

« C’est pour cela qu’on pousse beaucoup auprès du Port de Montréal et des différents acteurs dans cette zone pour développer un centre intégré des nuisances qui rassemblerait chacun des acteurs qui peuvent générer des nuisances auprès des citoyens, comme le Port de Montréal, le CN (Canadien national), des entreprises privées qui ont des activités sur place et des futurs partenaires qui risquent de s’établir dans cette zone et bien sûr la Ville de Montréal »,  qui contribue au bruit avec l’état de ses routes, a-t-il poursuivi. U dossier que les élus portent quand ils rencontrent des partenaires du secteur portuaire, notamment.

La mise sur pied d’un centre intégré des nuisances permettrait donc de créer « (…) une porte d’entrée claire pour dénoncer une nuisance et [faire en sorte] que le fardeau de trouver à qui parler ne repose pas sur le dos du citoyen (…) parce que c’est trop facile après pour les acteurs de se lancer la balle en disant ce n’est pas moi », a ajouté le maire. Cette approche permettrait aussi à l’ensemble des acteurs du secteur portuaire (la ville, le port, le CN, le ministère des Transports et les entreprises, etc.) de travailler en collaboration pour documenter, modéliser, planifier et mieux répondre aux nuisances afin de minimiser les impacts auprès des citoyens.

Portait réel de la situation demandé

Pierre Lessard-Blais a fait connaître ce projet en réponse à Patricia Clermont. Cette citoyenne, qui habite près du Port de Montréal, voulait savoir si l’arrondissement allait dresser le portait réel des problèmes, notamment du bruit, dans l’arrondissement. « Alors que la Direction de la santé publique s’intéresse de plus en plus au bruit urbain, j’aimerais savoir si la Ville et l’arrondissement s’engagent rapidement à faire en sorte qu’un portrait actuel du bruit, particulièrement industriel et routier, soit réalisé, parce que c’est essentiel en regard du sommeil des citoyennes et des citoyens, mais aussi en regard des projets et des grandes décisions que nous devons prendre dans les prochains mois », a expliqué la citoyenne, en faisant notamment référence au futur développement de l’Assomption Sud.

Il faut non seulement gérer les nuisances, mais aussi générer des données qui aideront la prise de décisions collectives, a-t-elle fait valoir.  « Ce qui ne se mesure pas n’existe pas », a renchéri Carl Bégin, un autre citoyen qui a, quant à lui, réclamé qu’on fasse l’état de la situation sur le camionnage. « Au niveau du portrait, c’est essentiel, surtout s’il y a des modifications à l’aménagement, car cela nous permettra de voir les écarts », a affirmé Pierre Lessard-Blais. Toutefois, comme cette problématique touche différents paliers de gouvernements et différents organismes, reste à voir comment cette recherche pourrait se concrétiser.

Au sujet du camionnage, le responsable du transport au comité exécutif et conseiller d’Hochelaga, Éric Alan Caldwell, a ajouté qu’il fallait trouver des solutions pour diminuer le transport par camion en ville, notamment en l’optimisant.  « Il faut mieux organiser la logistique du transport urbain », a-t-il précisé. Autant de sujets qui touchent aussi Mercier-Est, voisin du Port, mais aussi de nombreuses voies de circulation.

Plusieurs autres sujets concernant l’environnement ont également fait débat, notamment le sauvetage des boisés existants dans l’arrondissement, les mesures pour aider les citoyens à instaurer des projets de verdissement, le transport actif, et le dépôt de la plate-forme du Collectif en environnement Mercier-Est ou encore les émanations d’arsenic dans l’air de l’usine CCR. Un comité de citoyens devrait d’ailleurs rencontrer l’entreprise en janvier. Une histoire à suivre.

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