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Le cirque en 22 images

Culture
Citoyen du quartier, Benoit Z Leroux expose ses photos qui mettent en vedette le cirque à la Maison de la culture Mercier. (photo : Anne-Marie Tremblay)
Citoyen du quartier, Benoit Z Leroux expose ses photos qui mettent en vedette le cirque à la Maison de la culture Mercier. (photo : Anne-Marie Tremblay)

Difficile de croire que Benoit Z. Leroux a pris ses premiers clichés mettant en scène des artisans du cirque en… 2015 ! Pour sa première exposition, la vingtaine de ses photos exposées sur les murs de la Maison de la culture Mercier en mettent plein la vue !

Acrobates en plein vol, équilibristes perchés en hauteur, avec vue la ville à l’horizon, jeux de lumière sur longue exposition, corps qui disparaissent dans des flous artistiques : la première exposition de Benoit Z. Leroux, « Jongler avec les passions — Rencontres entre cirque et photo », présente des clichés qui frappent l’imaginaire des petits comme des grands.

Si Benoit Z. Leroux s’est toujours intéressé à l’image — il travaille en production télé chez TVA — il n’aurait jamais cru avoir du succès si rapidement avec un appareil-photo. Durant l’été 2015, le jeune homme qui vit dans le quartier participe à un concours de photos pour les Francouvertes. S’il ne remporte pas la mise, cette participation lui permet de rencontrer ARP.média. Depuis, il effectue quelques photos pour eux dans des spectacles musicaux.

Alors qu’il avait loué de lentilles et autre équipement pour ce premier contrat, il décide de tester le tout à la Place Émilie-Gamelin, pendant le Festival Montréal Complètement Cirque. Il retrouve certains des acrobates qu’il identifie sur les photos qu’il publie ensuite sur les réseaux sociaux. C’est le début de l’aventure !

Ainsi, Benoit Z Leroux bénéficie du bouche-à-oreille virtuel et de la force des réseaux sociaux pour se faire connaître. « Chaque fois que je prends des images d’un spectacle, j’identifie les artisans lorsque je les publie et ça devient exponentiel », raconte-t-il. Encore aujourd’hui, il est fréquemment surpris de l’effet du 2.0 sur son boulot. « Il y a une cavalière de Cavalia qui s’est carrément fait tatouer ma photo où on la voyait en silhouette sur fond blanc, s’étonne-t-il. Une autre de mes clichés du spectacle Volta a été utilisée comme photo de courtoisie par le Cirque du soleil et a été publiée dans un média japonais. »

Ces liens ne sont pas que virtuels, alors que Benoit Z. Leroux a garni le porte-folio de plusieurs artistes du cirque. A preuve, lors du vernissage qui s’est déroulé le 22 février dernier, plusieurs s’étaient déplacés pour l’occasion. De même, les spectateurs ont vu voir certains d’entre eux montrer leurs talents de jongleur ou d’équilibriste, alors que quatre courtes prestations se sont tenues sur la scène pour l’occasion entre les deux escaliers. Et Benoit Z. Leroux en a profité pour croquer sur le vif leur boulot !

Un monde de rencontres

C’est un peu par hasard que le fruit de son travail sur pellicule virtuelle se retrouve exposé à la Maison de la culture Mercier jusqu’au 7 avril prochain. En fait, l’équipe a découvert son talent après l’avoir vu à l’œuvre lors d’un spectacle de la trouve FLip Fabrique présenté à l’auditorium de la rue Hochelaga. L’équipe lui a non seulement offert un studio temporaire pour tester certaines techniques, mais aussi la chance d’exposer pour la première fois.

Pour l’occasion, l’artiste a sélectionné 22 clichés. Un choix difficile, raconte-t-il. En effet, entre les séances de light painting — un processus de longue exposition qui crée des effets lumineux sans retouche — et les photos prises en rafale pendant les prestations — parfois 2000 clichés pendant un spectacle de cirque — ce n’est pas le choix qui manquait !

Benoit Z. Leroux a donc écarté d’emblée toutes les images prises pendant des spectacles musicaux pour se concentrer sur l’art circassien. Malgré tout, sélectionner les meilleurs clichés entre les scènes croquées sur le vif, les séances improvisées pour tester de nouvelles techniques avec des acrobates ou les photos professionnelles que les artisans utilisent pour garnir leur porte-folio a été compliqué, avoue-t-il. Un tour d’horizon intéressant à découvrir !

 

 

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