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L’urbanisme s’invite au conseil

Immobilier, Politique
Dès mars, les demandes de démolition pour des maisons unifamiliales devront être autorisées par le Comité de démolition, ce qui n'était pas le cas auparavant, sauf dans certains secteurs désignés. (photo archives Pamplemousse.ca)
Dès mars, les demandes de démolition pour des maisons unifamiliales devront être autorisées par le Comité de démolition, ce qui n’était pas le cas auparavant, sauf dans certains secteurs protégés. (photo archives Pamplemousse.ca)

« Je ferai remarquer que nous avons eu plus d’interventions sur l’urbanisme que sur le déneigement ce soir », a lancé le maire de l’arrondissement Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, Pierre Lessard-Blais à la fin de la séance du conseil du 4 février dernier. En effet, logements sociaux, shoebox et maisons des vétérans ont pris le pas sur la neige.

C’est d’abord la protection des maisons des vétérans qui a suscité la discussion au conseil. En effet, un groupe de citoyens de la rue Haig a réclamé une meilleure réglementation pour conserver ces maisons unifamiliales, construites pour loger les soldats après la guerre, qui se retrouvent un peu partout sur le territoire de l’arrondissement. Certaines d’entre elles sont situées notamment dans Mercier-Est, rue Paul-Pau.

Les résidants n’étaient pas très chauds à l’idée de créer un plan d’implantation et d’intégration architecturale (PIIA), ce qui est sommes toutes assez contraignant, a expliqué Réjean Boisvert, chef de division urbanisme. L’arrondissement a donc décidé de modifier son règlement pour faire en sorte que les projets de démolition de maison unifamiliale doivent être approuvés par le comité de démolition. Ce qui n’était pas le cas auparavant. « Ce changement va inclure les maisons des vétérans, mais on fait d’une pierre deux coups et on inclut également les shoebox qui sont aussi des unifamiliales », a-t-il précisé.

Ainsi, contrairement à l’arrondissement Rosemont-La Petite-Patrie, qui a décidé d’encadrer la valeur patrimoniale des shoebox ce qui a suscité la grogne des propriétaires, Mercier–Hochelaga-Maisonneuve ne prévoit pas aller dans ce sens. Avec ce changement, qui devrait être effectif en mars, le comité de démolition devra donc analyser chaque cas en fonction de plusieurs critères, en plus d’avoir l’œil sur les projets de remplacement d’immeubles.

Au total, on dénombre 798 maisons unifamiliales sur le territoire de l’arrondissement. Certaines d’entre elles sont situées sur des territoires régis par un PIIA ou identifiées dans un secteur significatif, et leur modification est encadrée. C’est le cas par exemple des édifices du Village Champlain, situé près du métro Honoré-Beaugrand.

Plus de logement social

La conseillère de Maisonneuve Longue-Pointe, Laurence Lavigne Lalonde, a quant à elle expliqué qu’une nouvelle politique a été adoptée à l’arrondissement concernant les logements sociaux et abordables. Cette stratégie, adoptée en mai dernier, permet à l’arrondissement de contraindre les promoteurs immobiliers qui pilotent des projets de cinq unités en plus contribuer pour du logement abordable et social, s’il y a dérogation Les promoteurs peuvent choisir d’ajouter des unités dans leur projet, d’en inclure dans un autre projet ou d’injecter un montant dans un fonds pour des projets futurs.

Ainsi, un nouveau projet résidentiel d’une quarantaine d’unités sera construit au 6752 rue Sherbrooke Est a permis à l’arrondissement de garnir ce fonds dédié au logement social et abordable, a souligné Laurence Lavigne Lalonde. « Cette nouvelle stratégie permet de cibler des projets de plus petite envergure. Avec l’ancienne politique, on n’aurait pas pu négocier pour avoir de l’inclusion. Dans ce cas-ci, notre négociation nous a permis d’aller chercher l’équivalent en contribution financière de huit logements sociaux qui ira dans un fonds. Ce fond nous a permis de travailler notamment sur le projet de l’église Saint-Victor dans Tétreaultville. »

Verdissement au menu

Alors que les élus de l’arrondissement ont dressé leur bilan de 2018, indiquant que toutes les saillies de trottoirs avaient été verdies l’an dernier, Jean Lapointe, citoyen de Mercier-Est, a rappelé que certains secteurs mériteraient encore un petit coup de vert. Il a cité en exemple le terre-plein surélevé, construit rue Dickson et Notre-Dame. « Ce serait bien s’il était fleuri ou du moins verdi, surtout qu’il est situé en plein dans la route verte cyclable numéro cinq. » Toutefois, selon le directeur des travaux publics, ce terre-plein a été construit en 2018 et sera verdi en 2019. Autre secteur méritant l’attention, toujours selon Jean Lapointe : l’entrée est de la Promenade Bellerive. « Vous avez refait l’entrée et le pavé, ce qui est très joli, mais les plates-bandes n’ont jamais été plantées. » Le maire Pierre Lessard-Blais a promis que ce ne serait plus le cas dès la prochaine saison estivale.

 

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