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Qualité de l’air dans l’Est de Montréal : L’opposition réclame des études

Environnement, Politique
(photo archives : Daniel Chartier)
(photo archives : Daniel Chartier)

Joignant sa voix à celles d’organismes environnementaux du secteur, l’opposition officielle à l’hôtel de ville de Montréal réclame de nouvelles études environnementales dans l’Est de Montréal.

Dans une motion présentée aujourd’hui, Ensemble Montréal demande que ces études, dont certaines datent de plus de 15 ans, soient mises à jour par la Direction de la santé publique (DSP), en y intégrant les effets des émanations produites par les industries et en tenant compte de la co-exposition à différentes substances dangereuses, indique un communiqué de presse publié à ce sujet.

Les élus se disent également préoccupés par le fait que, comme l’a démontré une étude du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l’Est-de-l’Île de Montréal, l’espérance de vie des citoyens est de neuf ans moins longue lorsqu’ils vivent dans l’est, plutôt que dans l’ouest. « D’autres études montrent que les maladies respiratoires sont plus importantes dans l’Est qu’ailleurs sur l’île, notamment chez les enfants et les aînés. Les citoyens de l’Est veulent des réponses », ajoute dans le communiqué Suzanne Décarie, conseillère de la Ville du district de Pointe-aux-Trembles.

Une demande qui arrive quelques mois après que le Journal de Montréal ait révélé que les émanations d’arsenic dans l’air de la compagnie CCR, une affinerie de Montréal-Est, dépassaient largement les normes en vigueur. En effet, les études démontraient que le taux était au-delà des normes depuis huit ans à des taux de 200 % et parfois 400 % du seuil maximal acceptable. Une situation qui affectait presque tout le périmètre de Mercier-Est. Un dossier signé La Presse montrait également la difficile cohabitation entre milieux de vie et grandes entreprises au niveau notamment de la santé.

Depuis, on a annoncé la construction de nouvelles stations d’échantillonnage dont l’une dans Mercier-Est. « Par ailleurs, nous demandons que la Direction de la santé publique évalue le nombre de bornes de mesure de la qualité de l’air qu’il serait nécessaire d’ajouter dans l’Est de Montréal, pour avoir une mesure complète. Soulignons qu’à l’heure actuelle, on compte cinq stations d’échantillonnage de la qualité de l’air dans le secteur Est, dont seulement une appartient à la Ville », déclare Francesco Miele, porte-parole de l’opposition officielle en matière d’environnement, dans ce même communiqué. La compagnie a aussi indiqué avoir investi plus de 45 M$ pour améliorer son bilan, notamment en installant un dépoussiéreur.

La demande de l’opposition officielle rejoint également celle des citoyens du Regroupement Mobilisation 6600, qui se sont regroupés pour contester le projet de « cité de la logistique » qui devait prendre vie en plein cœur de l’arrondissement. Aujourd’hui, les citoyens réclament des études en bonne et due forme pour connaître l’état de la situation actuelle et avoir des points de comparaison pour le futur.

Les élus d’Ensemble Montréal sont aussi appuyés dans leur démarche par le Comité de vigilance environnementale de l’Est de Montréal et le Collectif en environnement de Mercier-Est. « Les résidants de l’Est ont droit à un milieu de vie sain et sécuritaire, au même titre que les autres Montréalais. Cette motion représente un pas en avant. Nous espérons qu’elle fera l’unanimité au sein de la classe politique montréalaise », a souligné M. Raymond Moquin, président de l’organisme.

La motion sera débattue lors du conseil municipal du 25 février prochain.

 

 

 

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